L'origine
Après plus de vingt-cinq années consacrées à l’aménagement intérieur sur mesure, nous avons commencé à travailler sur des espaces dédiés au vin. Très vite, nous avons compris que la cave à vin ne pouvait pas être abordée comme un simple élément de mobilier.
Elle demandait de réunir des connaissances qui, jusque-là, se rencontraient rarement : la conservation du vin, le froid, l’architecture intérieure, le travail du bois, du verre et du métal, la lumière et la manière de présenter une collection.
Il ne s’agissait plus seulement de dessiner un bel espace. Il fallait comprendre comment le faire fonctionner.
Projet après projet, nous avons développé nos propres réponses, appris à faire dialoguer ces différents savoir-faire et progressivement consacré notre activité à cet univers.
Nous étions en train de faire naître un métier.
En 2014, cette spécialisation a pris un nom : La Sartoriale.
La Haute Couture
La comparaison avec la haute couture ne s’arrête pas au sur-mesure.
Elle se retrouve dans la manière dont une réalisation se construit : par le choix des matières, le soin apporté aux proportions, aux détails, aux assemblages et à tout ce qui ne se remarque pas immédiatement mais participe au résultat final.
Un placage peut être choisi pour son essence, son dessin ou le sens de son fil. Les feuilles peuvent être composées de manière régulière ou plus libre. Pour certaines réalisations, les bandes sélectionnées sont assemblées par couture, comme une étoffe, avant d’être appliquées sur leur support.
Le métal, le verre, la pierre, le miroir ou la lumière entrent à leur tour dans la composition.
Chaque matière possède ses contraintes, ses qualités et sa manière de réagir à l’environnement particulier d’une cave à vin.
Le sur-mesure ne consiste pas à multiplier les possibilités. Il consiste à choisir celles qui appartiennent réellement au projet.
The Wine Cellar Tailor
Lorsque nous avons créé La Sartoriale, nous cherchions une manière simple d’exprimer ce que nous faisions.
Nous ne voulions pas proposer des caves standardisées auxquelles le client devrait s’adapter. Nous voulions partir du lieu, de la collection et de la personne qui allait vivre avec elle.
Comme un tailleur commence par observer celui pour qui il va travailler avant de couper l’étoffe, nous commençons par comprendre avant de dessiner.
Le parallèle s’est imposé naturellement.
The Wine Cellar Tailor.
Ce nom résume encore aujourd’hui notre manière de travailler : concevoir chaque cave à partir de ce qui la rend particulière, plutôt que chercher à la faire entrer dans une solution existante.
L'Italie
La Sartoriale est née de notre expérience du sur-mesure et d’une culture profondément liée au design italien.
Toutes nos réalisations sont conçues et fabriquées en Italie.
Autour de l’atelier s’organise un écosystème de savoir-faire : travail du bois, finitions, métal, verre, pierre, éclairage, réfrigération et ingénierie.
Selon les besoins du projet, ces compétences sont réunies et mises en relation pour construire une réponse cohérente.
Les différents éléments convergent vers l’atelier, où chaque réalisation est pré-assemblée et contrôlée avant son départ.
Cette organisation nous permet de travailler avec des spécialistes différents sans fragmenter le projet.
L’Italie n’est pas pour nous une provenance que l’on ajoute à une réalisation. Elle appartient à notre manière de la concevoir.
Jean-Jacques
Il venait du monde de la menuiserie et de l’aménagement intérieur haut de gamme. Il possédait cette connaissance très concrète de la fabrication qui permet de savoir, derrière un dessin, comment une chose devra réellement être construite.
Nous avons développé La Sartoriale ensemble, en confrontant sans cesse le dessin à la fabrication, l’idée à sa faisabilité et l’esthétique à la technique.
Il avait le goût du détail, des matières et du travail bien fait. Il pouvait reprendre un élément qui semblait terminé simplement parce qu’il savait qu’il pouvait être mieux.
Cette exigence a profondément façonné La Sartoriale.
Jean-Jacques nous a quittés, mais cette exigence demeure. Elle continue aujourd’hui de guider notre travail. Elle s’appuie notamment sur le Vade-mecum qu’il a laissé, dans lequel sont consignés les principes, les détails et les solutions développés au fil de nos réalisations. Nous continuons à nous y référer, mais aussi à l’enrichir à mesure que de nouveaux projets nous conduisent à développer de nouvelles réponses.
La Sartoriale était sa signature.
La justesse du projet
Avec les années, les projets sont devenus plus importants, plus complexes et souvent plus internationaux.
Mais notre manière de décider est restée la même.
Une solution peut être techniquement possible, esthétiquement séduisante ou commercialement intéressante et pourtant ne pas être juste pour le projet.
Nous regardons alors l’ensemble : le lieu, la collection, les usages, les matières, la technique et la manière dont chaque décision influence les autres.
Cette cohérence est plus importante pour nous que l’accumulation d’effets ou de solutions.
Nous ne cherchons pas à faire plus. Nous cherchons à faire juste.
Et lorsqu’un projet arrive à son terme, il reste une question très simple :
Est-ce que cette réalisation nous ressemble ?